Vue de Tokyo depuis l'observatoire du Tokyo Metropolitan Government, juillet 2018
Japon

Voyager au Japon en juillet : une bonne idée ?

Une fois la destination des prochaines vacances choisie, il ne reste plus qu’à trouver le bon créneau pour partir. Armé de votre calendrier où vous avez surligné vos prochains congés, vous vous décidez pour le mois de juillet, en plein cœur de l’été japonais. Vous vous voyez déjà, vêtu de votre léger « yukata » de coton, siroter un thé matcha glacé, admirant le coucher de soleil sur la baie de Tokyo ? Mais le mois de juillet est-il vraiment propice à la découverte du Japon ?

Le Japon en juillet : une vraie fournaise

Au Japon, en juillet, il fait chaud ET humide. C’est écrit noir sur blanc sur n’importe quel blog, forum ou dans n’importe quel guide spécialisé dans le voyage. En tant que Réunionnaise, je suis habituée à supporter des températures tropicales pendant une bonne partie de l’année. De manière assez péteuse, il faut bien le dire, je pensais que je m’adapterai à sans problème à l’été japonais. Grossière erreur ! Car l’été 2018 a été l’été de tous les records, en terme de températures. Et toute Réunionnaise que je suis, j’ai eu bien du mal à supporter la canicule japonaise.

L’été dernier,les « vagues de chaleur meurtrières » qu’a connues l’archipel ont été relayées par les médias du monde entier. Les chiffres sont éloquents : ces températures extrêmes ont provoqué la mort de 80 personnes et ont entraîné l’hospitalisation de 35 000 autres. Parmi les victimes, on comptait une majorité de personnes âgées et d’enfants.

Canicule japonaise : 1 / Cynthia : 0

Et la situation ne devrait pas aller en s’améliorant puisque de nombreuses inquiétudes entourent les Jeux Olympiques d’été, qui auront lieu à Tokyo en 2020. Pour le touriste lambda, il est assez difficile de continuer les visites et autres excursions quand le mercure flirte avec les 40°C. Et c’est encore pire pour les enfants ! La majorité des familles de touristes croisées pendant mon séjour au Japon incluaient un petit enfant hurlant, épuisé par ces températures élevées. L’année dernière, un record national a même été battu par la ville de Kumagaya, au Nord de Tokyo, où le thermomètre a atteint 41,1°C.

Cerise sur le gâteau ? Le taux d’humidité, qui atteint les 80%. Et donne l’impression d’évoluer dans un sauna ou une étuve. Par ces températures, se déplacer à pied se transforme rapidement en épreuve. Et je ne parle même pas des randonnées, aussi courtes soient-elles ! Mon ascension du Mont Inari, près de Kyoto, pourtant effectuée en fin de journée, a été un calvaire. J’ai bien cru qu’avec une telle chaleur,mon cœur ne supporterait pas l’effort (l’autre explication étant que je ne suis pas non plus une grande sportive) ! Et ne vous attendez pas à un quelconque répit en soirée. Même une fois la nuit tombée, l’atmosphère est toujours aussi lourde et moite…

Rue de Yanaka, Tokyo, Japon, juillet 2018
La moindre petite marche à pied se transforme en épreuve, à cause de la chaleur et de l'humidité.

« Tsuyu », la saison des pluies

Sortez vos parapluies ! Du début du mois de juin à la mi-juillet, c’est la saison des pluies, qu’on appelle « Tsuyu », au Japon. Là encore, l’année 2018 a tristement marqué les esprits. Début juillet, des pluies torrentielles se sont abattues sur l’Ouest du Japon, provoquant d’importants glissements de terrain et entraînant la mort de plus de 200 personnes.

Je suis arrivée au Japon peu après ces dramatiques inondations. La saison des pluies n’était pas encore terminée mais je ne l’ai pas vraiment senti. Durant mes trois semaines de vacances, j’ai dû être confrontée à un ou deux épisodes de grosses averses, principalement à Kyoto. Cependant, alors que la saison des typhons s’étend principalement d’août à septembre, le Japon a été touché, fin juillet, au passage de Jongdari. Je n’ai pas non plus été impactée par ce phénomène météorologique.

Mais, en cas de voyage au Japon (et, de manière plus générale, en cas de séjour à l’étranger), il peut être intéressant de s’inscrire sur Ariane, un service proposé par le Ministère des Affaires Etrangères. Si, durant votre voyage, la situation le justifie, des e-mails ou des SMS peuvent vous être envoyés pour vous tenir au courant de l’actualité ou des consignes de sécurité. J’ai pu en bénéficier lors du passage de Jongdari. Pratique, pour moi qui ne parle pas japonais. En revanche, il faut savoir qu’en début d’année, le service s’est fait pirater et les données personnelles de certains utilisateurs ont été dérobées.

jardin japonais, Tokyo, Japon, juillet 2018
Calme et tranquillité d'un magnifique jardin japonais. Même à l'ombre, impossible d'échapper aux températures extrêmes...

Une masse de touristes

Canicule et saison des pluies ne découragent pas les touristes, loin s’en faut ! Durant le mois de juillet, les touristes sont nombreux au Japon. Et le budget réservations s’en ressent puisque, contrairement à ce que j’avais pu lire sur certains blogs, les prix des vols ou des chambres d’hôtel ne connaissent pas vraiment de réelle baisse. Difficile, donc, de considérer le mois de juillet comme une « basse saison », d’un point de vue touristique.

Il faudra composer avec la masse de touristes durant votre séjour et la visite de certains sites s’en ressent. Au sanctuaire Fushimi-Inari, au temple Ginkaku-ji mais aussi au temple Senso-ji, dans le quartier d’Asakusa, à Tokyo, il sera difficile d’échapper aux hordes de touristes se bousculant pour prendre des photos ou des selfies. Si vous souhaitez découvrir le Japon dans le calme et la tranquillité, il faudra venir à une autre période de l’année…

masse de touristes dans la Takeshita Street
La Takeshita Street, noire de monde, en plein mois de juillet. Agoraphobes s'abstenir !

Si vous n’avez pas d’autres possibilités que celle de partir en juillet au Japon, pas de panique ! Voici quelques conseils pour survivre à l’été japonais. Histoire de contrebalancer cet article un peu (trop) anxiogène…

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