rencontrer des lutteurs de sumo
Tokyo

Rencontrer des lutteurs de sumo sans dépenser un yen

Le Japon pour les radins, épisode 1 ! On le sait, le Japon ne fait pas partie des destinations vacances connues pour être abordables. Les activités gratuites ou à prix doux sont donc une aubaine pour les touristes disposant d’un petit budget. Envie de rencontrer des lutteurs de sumo sans dépenser une fortune ? Rendez-vous au « Ryogoku Edo Noren » !

Le sumo ? Un des nombreux symboles du Japon, tout comme les geishas, le thé matcha ou le Mont Fuji ! Pour la petite touriste que je suis, approcher un rikishi, a.k.a un lutteur de sumo, faisait donc partie de mes incontournables avant de poser mes valises dans l’archipel nippon.

Problème de taille : en juillet, mois de mon séjour au Japon, l’ensemble des lutteurs prend la direction de Nagoya pour participer à un tournoi. Sans moi, donc, puisque mes vacances se sont partagées entre Tokyo et Kyoto.

Un peu déçue, je décide quand même de me rendre à Ryogoku, connu pour être le quartier du sumo, à Tokyo. Je visite le musée du sumo* mais reste sur ma faim. Le musée, dont l’entrée est gratuite, me paraît un peu austère. Peu de documents sont traduits en anglais et il n’y a personne pour répondre aux questions des visiteurs dans la salle que je visite. Cerise sur le gâteau : les photos sont interdites.

lutteurs de sumo Ryogoku Edo Noren
Les rikishi montent sur le dohyô sous l'oeil admiratif des spectateurs.

Des mini-combats organisés le week-end

Je quitte rapidement le bâtiment et me mets à la recherche d’un endroit où déjeuner. En face du musée du sumo, je découvre le « Ryogoku Edo Noren », un lieu regroupant restaurants, boutiques de souvenirs mais aussi… un mini dohyô (cercle destiné à accueillir des combats de sumo). Une affiche indique qu’un combat (gratuit !) est prévu pour le week-end qui vient.

Le jour, tant attendu, du combat arrive. Moi qui pensais avoir dégoté LE bon plan secret/intimiste/original de l’année, je m’aperçois qu’une foule de touristes a visiblement eu la même impression que moi. Petit conseil : mieux vaut arriver tôt pour être bien placé et pouvoir profiter du spectacle. Car je me rends vite compte que l’événement annoncé n’a rien d’un combat traditionnel de sumo.

rikishi Tokyo
Les jeunes retraités n'ont rien perdu de leur souplesse !

De fringants retraités

Les rikishi qui s’affrontent sur le dohyô se livrent à une petite performance destinée avant tout aux touristes. Difficile de faire plus taquins que les deux lutteurs de sumo ! Ils enchaînent grand écart et poses fantaisistes, multiplient les pitreries pour le plus grand plaisir des enfants et autres spectateurs présents.

Pendant toute la durée de la performance des rikishi, un animateur commente, en anglais, les moindres gestes effectués par les sportifs. J’apprends donc que les lutteurs face à moi sont de jeunes retraités, ce qui explique leur absence du tournoi de Nagoya.

lutteurs de sumo Ryogoku
Les rikishi se jaugent avant l'affrontement.

Pause selfie avec un rikishi

A l’issue du combat, les rikishi proposent aux volontaires, parmi lesquels de nombreux enfants, de monter sur le dohyô pour se mesurer à eux. L’occasion de garder un souvenir de cette animation bien plus touristique qu’authentique, au final.

Malgré tout, j’ai passé un agréable moment et pris de nombreuses photos. J’ai pu rencontrer des lutteurs de sumo (même retraités !) sans avoir à dégainer mon porte-monnaie. Et approcher des rikishi, en plein mois de juillet, à Tokyo, sans avoir rien planifié, était une belle opportunité.

Assister au combat de sumo du « Ryogoku Edo Noren » peut être une activité sympathique pour les familles voyageant avec des enfants. Attention, toutefois, il faudra rester debout durant toute la durée de l’animation.

*En faisant des recherches sur internet, j’ai lu que le musée du sumo accueillait plusieurs expositions et s’étendait sur une surface de plus de 180m2. Pendant ma visite, je me souviens avoir visité une petite salle contenant quelques documents. Les autres salles étaient-elles fermées ? Mon avis aurait peut-être été différent si j’avais visité l’ensemble du musée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.